vendredi 22 janvier 2010

Kalutunah, chef des tribus esquimaux

Edouard Charton

Le tour du monde, nouveau journal des voyages

Paris : Hachette, 1868.

Lyon 1, Musée d'anatomie


Les expéditions vers le pôle nord sont ponctuées par la rencontre avec les tribus esquimaudes. Les esquimaux sont près de 100000 à vivre sur 15000km de côtes. Le terme « esquimau » est un dérivé algonquin signifiant « mangeur de viande crue ». Il a été utilisé depuis le 17ème jusqu’à aujourd’hui où le terme d’Inuits, « les êtres humains », est préféré.

Si d’une manière générale, les premiers explorateurs considèrent ces tribus comme peu civilisées : certains ne sachant ni lire ni écrire, ni même leur âge (au grand étonnement de Dr Hayes), un certain respect est concédé à ces peuples capables de survivre dans un milieu si hostile aux explorateurs et à leurs équipages.

L’entente cordiale est de toute façon nécessaire, les tribus étant pourvoyeuses de nourritures, de lieux de repos, de vêtements, mais aussi de techniques transmises aux équipages (conduite d’un traineau…). Les grandes explorations vont modifier peu à peu les coutumes de ces tribus, auparavant peuples de chasseurs, ils deviennent marchands, ne chassant plus pour se nourrir mais pour vendre de la nourriture aux compagnies comme celle de la Baie d’Hudson qui fait le commerce de fourrures, de peaux et installe des comptoirs le long des côtes arctiques. L’introduction du protestantisme luthérien bouleversera aussi leurs croyances et leurs arts.

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