vendredi 22 janvier 2010

Abri météorologique et cabane de l'electromètre


Deuxième expédition antarctique française 1908-1910
Paris : Masson, 1911.
Lyon 1, BU Sciences

La construction de ces abris demandait beaucoup d’ingéniosité afin de rendre les instruments de mesure opérationnels durant tout l’hiver. Sur ces images, on voit qu’il est indispensable de monter les instruments sur pilotis afin d’anticiper la montée des neiges durant l’hiver. Planter les piliers dans la glace n’est pas suffisant, car celle-ci n’est pas toujours stable : des cailloux (à la façon des nids des manchots Adélie), et de la neige mélangée d’eau sont utilisés comme ciment, permettant de fixer dans le sol les piliers. Des tôles, des planches de bois et de la toile empêchent la neige d’entrer dans les abris.

La localisation des ces observatoires était importante, non seulement ces abris devaient être situés dans des lieux permettant les mesures : lieux plats et dégagés, mais ils devaient être facilement accessibles aux équipes chargées de relever les mesures. Quand on sait que sur le continent Antarctique les hivernants de la station Concordia ne peuvent pas sortir plus de 10 min en hiver, on comprend la nécessité de bien penser cette localisation. Les comptes-rendus d’expédition racontent néanmoins que les relevés sont l’occasion pour les équipes de rompre la monotonie des activités intérieures.

Les scientifiques mesuraient et mesurent toujours la vitesse et la direction du vent, la pression barométrique, l’humidité relative, la forme des nuages...Ces informations permettaient d’une part de connaitre les lieux, d’autre part de pouvoir comparer la vie de la faune à l’évolution du temps mais aussi de pouvoir vérifier sur une période longue l’évolution du climat. La technique actuelle de carottes glaciaires extraites du sol permet de récolter des informations bien plus anciennes sur le climat, néanmoins les mesures météorologiques restent absolument nécessaires ne serait-ce que pour organiser les ravitaillements par avions et par convois terrestres.

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