vendredi 22 janvier 2010

Echinodermes

Jean-Baptiste Charcot, Louis Joubin
Deuxième expédition antarctique française 1908-1910
Paris : Masson, 1911.
Lyon 1, BU Sciences


Les expéditions emmènent toujours à leur bord un naturaliste qui recueille des spécimens, veille à leur conservation et prend des notes sur leur observation à l’état naturel. Ces données et spécimens sont ensuite transmis à des chercheurs qui n’ont pas participé à l’expédition. Ainsi la planche présentée est constituée par Mr Gain de l’expédition Charcot 2 et commentée par R. Koelher, professeur à l’université de Lyon. Le travail des expéditions est un travail de récolte d’informations : mesures, observations, spécimens…Les échinodermes (embranchements d'invertébrés marins à symétrie radiale) : ophiures, astéries et échinides, existent en quantité importante en Antarctique, la deuxième expédition Charcot ramène 28 espèces d’astéries dont 14 nouvelles, 17 espèces d’ophiures dont 6 nouvelles et 9 espèces d’échinides dont 5 nouvelles.


Par comparaison, Koehler nous apprend que la première expédition Charcot n’avait ramené qu'une seule nouvelle espèce d’ophiures. Plus les expéditions se sont avancées loin dans les latitudes sud, plus elles ont ramené d’espèces et ont participé à la connaissance de la diversité de la faune antarctique.


L’idée que les terres africaines, américaines et australiennes furent collées au continent antarctique n’étonne plus personne aujourd’hui, puisque la tectonique des plaques a grandement été étudiée. Mais à la fin du 19ème et début du 20ème siècle, c’est la zoologie et la distribution des faunes terrestres sur ces territoires qui a appuyé cette théorie. L’étude de la faune marine a aussi fournit des arguments pour cette théorie, et notamment l’étude géographique des échinodermes via la comparaison entre les espèces antarctiques et septentrionales.


Afin que la faune marine et terrestre, les oiseaux, les phoques et les échinodermes puissent survivre dans ces contrées extrêmes, la chaine alimentaire doit être très stable. Son premier maillon est le plancton (phytoplancton ou zooplancton) et celui-ci doit donc être abondant dans l’Océan Antarctique.


Jean-Baptiste Charcot, Louis Joubin
Deuxième expédition antarctique française 1908-1910
Paris : Masson, 1911.
Lyon 1, BU Sciences


Les copépodes présentés ci-dessus sont planctoniques. Ce sont des crustacés qui peuvent être libres ou parasites. Ils constituent la base alimentaire des mammifères comme les baleines mais aussi de divers poissons eux-mêmes nourriture des phoques, des oiseaux antarctiques.


Au 20ème siècle, la découverte de plus en plus importante d’espèces de planctons a pu expliquer les raisons de la survie des espèces animales dans les mers et sur la banquise autour de ce continent hostile. La possibilité pour ces planctons de vivre dans les mers salées ou douces, permet de s’interroger sur leur possible vie dans les lacs souterrains de l’Antarctique (comme le lac Vostok) et donc sur la présence d’autres espèces animales qui s’y seraient développées.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire