vendredi 22 janvier 2010

Guilelmi cyclocaris

Robert Collett
The Norwegian north-atlantic expedition, 1876-1878
Christiania : Grondahl & Son, 1880.

L’Océan Arctique est balayé par plusieurs courants : le courant occidental du Groenland et le courant de l'île de Baffin. La combinaison de ces deux courants crée le courant du Labrador qui descend dans l’Atlantique nord le long de la côte du Labrador et de la côte orientale de l'île de Terre-Neuve puis des côtes de la Nouvelle-Écosse. Le plancton, qui est très important dans les pôles, est incapable de lutter contre le courant du fait de sa petite taille, même s’il n’est pas entièrement passif. Le Cyclocaris notamment est capable de nager grâce à ses pattes situées sous l’abdomen et de parcourir des grandes distances très rapidement au cœur du courant. Les espèces planctoniques sont donc susceptibles de voyager avec les courants arctiques d’est en ouest puis du nord vers le sud et peuvent se trouver à des latitudes très différentes.

Les modifications climatiques amplifiées depuis la dernière décennie ont des conséquences sur la survie de ce plancton et surtout des espèces qui s’en nourrissent. En effet, les eaux profondes dans lesquelles ces crustacés vivent sont des eaux de surface rendues plus denses par leur refroidissement sous l’action des vents arctiques et qui se sont enfoncées dans les profondeurs. Or le réchauffement diminue la superficie des eaux froides dans les profondeurs et limite l’habitat de ces espèces qui survivent plus difficilement. Le réchauffement de ces eaux a pour autre conséquence la remontée d’espèces du sud vers le nord, territoire d’autres espèces avec lesquelles elles entrent en compétition. Il est certain que la diversité naturelle de ces régions souffre terriblement de ce changement de température, quelle qu’en soit la cause.

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